Bob Haller Backstage

La vie du triathlete grand-ducal pro Bob Haller

Bob Haller a beau avoir couru le monde entier ou presque ces dernières années, il n’avait jamais encore foulé la terre des Îles Bermudes, l’archipel bien connu des touristes fortunés de l’Amérique du Nord. La « World Triathlon Series » de samedi après-midi a laissé des traces sur son corps. Dans une légère descente, à 1 km de la fin du parcours de vélo, deux athlètes se sont accrochés devant lui et ont entraîné l’athlète luxembourgeois dans une chute. Les bras et les jambes couverts d’écorchures, il a malheureusement dû abandonner. Et le voilà reparti dans un long vol via New York et Amsterdam vers Luxembourg.

 

Voilà une épisode moins fortunée dans la vie d’un athlète pro. Mais, tout comme les succès et victoires, la malchance et des journées gâchées font partie de la vie d’un athlète de haut niveau.

 

 

Une journée typique de Bob Haller

En automne 2017 Bob Haller décide de se reloger au Portugal pour s’entraîner dans un meilleur climat et avec l’équipe nationale du Portugal dont certains membres sont classés dans le Top 20 des athlètes mondiaux. Sachant qu’autour de lui il aurait toute une équipe pour le soutenir, il aura les meilleurs conditions pour se qualifier pour les Jeux Olympiques de Tokyo 2020.

 

Niveau entraînement, ses jours, semaines, voire ses mois se ressemblent. En moyenne son programme hebdomadaire se compose de 25-30 km de natation, 300-370 km de vélo et 60-90 km de course à pied, 3-5 heures de préparation physique et 2 heures de kiné. Pour un athlète de son niveau, les congés ne ressemblent guère à celui-ci d’un employé. Les vacances seront pour lui plutôt à la fin de sa saison sportive en automne et se résument vite.

 

C’est aussi vers la fin de la saison que la saison suivante est planifiée. L’agenda sera fixée provisoirement incluant les courses et les camps d’entraînement et le budget est estimé en conséquence. Une somme assez aléatoire qu’il s’agira alors de financer.

 

 

Le budget d’un athlète de haut niveau

En tant que soldat Sportif de l’Armée Luxembourgeoise et membre du cadre élite du Comité Olympique Luxembourgeois, Bob Haller sait compter sur une aide financière pour couvrir son budget. La fédération met également à disposition les infrastructures ainsi que des entraîneurs et un certain soutien financier. Mais ces aides ne suffisent pas pour financier la saison entière.

 

Le budget comprend des choses diverses, bien entendu le matériel pour l’athlète, mais également les voyages souvent à travers le monde. Souvent les compétitions sont situées sur les cinq continents en fonction des pays, où se déroulent les grandes courses. Ainsi l’année 2018 a débuté avec des courses en Afrique du Sud, Abu D’Abi, Bermudes et Yokohama au Japon, pour en citer juste les première destination de cette saison. Un premier stage de deux semaines a eu lieu en Floride pour préparer la grande course au Bermudes. Vous pouvez vous imaginer les sommes à débourser pour ces destinations lointaines.

 

 

Le matériel de l’athlète

Parlons du matériel nécessaire pour un triathlète. Il a besoin de deux vélos à voir même trois. L’ordre de prix d’un vélo triathlon tourne autour de 10.000€. Pour les accessoires, comme p.ex. les chaussures de vélo on peut compter 350€, pour le casque 300€. Le néoprène pour la partie natation a un prix d’environ 850€.

 

Tous ces éléments sont susceptibles de changer en fonction du temps, sans compter qu’il faut également prévoir un moyen de transport pour se déplacer.

 

 

Le partenariat avec des sponsors

Dans le contexte du financement d’une saison, les sponsors sont une vraie aide et sans celle-ci il serait quasi impossible d’y arriver. Bob Haller est fier de pouvoir même compter sur le fidèle Supportteam50, qui le soutient avec des dons. En guise de remerciement à la fin de la saison ils fêteront tous lors d’une grande réception avec un show multimédia.

 

L’équipe autour de Bob Haller

Bob Haller sait compter sur une équipe qui l’accompagne au long de la saison pour réussir son but. Sans une équipe autour de lui, il serait difficile de se concentrer sur l’essentiel. L’équipe est composée d’une part de l’Armée, COSL, FLTRI, d’autre part de l’entraîneur, du kiné, du préparateur physique, d’une psychologue sportive, du Centre médical sportif, du conseiller Pilo Fonck qui est aussi responsable de la communication presse et autres, du manager qui s’occupe du budget et de l’organisation des déplacements, des démarches administratives, et d’une personne qui maintient le site web.

 

 

Fatigue, excès et stress

La fatigue est souvent au rendez-vous et les excès de nutrition sont un sujet quotidien. Bob Haller veille à une nutrition et prime la récupération. Il fait preuve exemplaire de discipline et ne sortira que quelques fois par an. Les voyages nombreux lui limitent souvent les contacts nombreux avec ses ami(e)s.

 

Les trois premières courses de la saison ont bien commencé, mais la dernière était un échec inattendu. Un échec est un facteur de stress additionnel à surmonter. Il est de même pour les déplacements.

 

Le voyage en Afrique du Sud s’est déroulé en plein hiver avec des températures en dessous de zéro. Les problèmes survenus pendant ce voyage ont dû être réglés. Les bagages, ainsi que le vélo n’e sont pas arrivés pendant 5 jours . Il fallait donc s’organiser. Autre cass : une compagnie aérienne lui demande 500 USD pour le transport de son vélo, une connexion d’avion ratée ou un problème de santé durant le voyage.

 

Tellement de choses doivent fonctionner afin que le triathlète puisse être performant. Et ne négligeons pas que l’image que Bob Haller donne de soi en représentant son pays doit être impeccable !

 

About the author

Viviane Sloniewicz
Viviane Sloniewicz

Schonn als jonkt Meedche sinn ech gäre gereest, konnt mir dee Kandheetsdram awer eréischt spéider verwierklechen. Ech hat an hunn op menge Reese vill schéi Momenter a weisen déi zënter 3 Joer op mengem Facebook “Viviane’s Logbooklet”. 2007 sinn ech an d'Triathlonszeen komm a sinn zanter 3 Joer weltwäit bei de grousse Coursen dobäi.

Aus engem Jux eraus fotograféieren ech zanter 2 Joer Triathleten, Fotoen déi ech och op mäin Blog setzen. Meng Iddi war fir de Leit ze weise wéi et an der Welt ass a wat alles duerch d'Reesen entstoe kann. Ech hat eng grouss a sympathesch Resonanz, déi mir vill Freed gemaach huet, sou dass ech héchstwahrscheinlech domat nach eng Zäit weiderfueren. Ech sinn heimat dann och ëmmer mat jonke Läit vun allen Natiounen zesummen a léiere vill bei. An menger Pensioun ass dat absolut richteg an och eng Erausfuerderung, déi ech genéissen. Et hält mech jonk ëmmer a Beweegung ze sinn an Neies kennen ze léieren.

Mäin Dram ass et, 2020 zu Tokyo op der Olympiad dierfe Fotoen ze maachen.